J'ai lu des mots.
J'ai lu des phrases.
J'ai lu un livre.
J'ai lu Nathalie Schweighoffer.
J'ai lu J'avais douze ans.
Je voulais écrire des mots.
Je voulais écrire des phrases.
Je voulais écrire un livre.
Moi aussi.
Je voulais écrire à Nathalie Schweighoffer, que j'ai eu 12 ans aussi.
Et puis je suis lâche comme toujour, dénudée et dépourvue de force, de courage.
je m'écris à moi même.
Comme si ça pouvait être utile...
C'est troublant, s'en est même fatiguant.
Tout me fatigue...
C'est lourd et gros, c'est gras c'est sale.
T'as déjà porté ça toi ? sur ton dos ? dans ton ventre ? dans tes yeux ? dans ta tête ?
t'as déjà revu ça ?
t'as déjà senti ça ?
bah oui parce que ça n'a pas qu'un poid ni qu'un visage, ça a une odeur.
ça c'est répugnant.
et toi t'es là, t'as des années en plus, et quelles années...faut déjà les affronter celles là.
c'est dans ta gorge, juste là, je sais je peux la toucher cette boule, je la sens.
Mais bizarement elle ne veut pas sortir.
c'est écrit sur mon front peut être quand je marche dans la rue, peut être qu'ils le sentent, qu'ils me sentent.
Les dégueulasses.
Je sais que si elle montre, la boule, si elle montre le bout de son nez, elle fait vomir.
Elle fait fuir.
Pourquoi t'assome les gens...
Eux qui ne veuillent pas voir, ne pas savoir, ne pas croire.
Evidemment c'est tellement bien de mentir sur ça.
Et puis au final tu mens sur tout.
Tout le temps tu mens.
Et à tout le monde.
Parce qu'ils s'en foutent.
les connards.
Laissez nous hurler en silence, on est bien trop dégueulasses pour que vous puissiez poser votre sale regard sur nous.
Moi aussi je voulais écrire.
Moi aussi je voulais qu'on sache.
Je voulais qu'on me regarde normalement, comme on regarde une enfant normale.
Je voulais qu'on me respecte.
Je voulais pas qu'on me détruise.
Je jongle de sous entendus en métaphores, il est loin le jour où je saurai parlé avec des mots claires et où j'avouerai avoir réelement écrit cet article.
Ce n'est plus vraiment moi.
J'ai même presque envie d'écrire tellement, tellement que ce soit lep lus long et le plus redoutable article, celui qu'on évite car il l'est, long, trop long, bcp trop long.
Je voudrais qu'il dégouline de crasse, qu'il dégueule le pus, qu'il lâche cette haine.
Je voudrais dévorer tout ce qu'il y a autour de moi, je voudrais hurler lâcher cette putin de boule dans ma gorge , vous la dégueuler en pleine gueule, je voudrais qu'elle vous salisse autant qu'il m'a salit.
Je voudrais qu'elle vous fasse tellement mal que plus jamais vous n'oseriez dire à quelqu'un qui baisse les yeux que "ce n'est rien".
Ce n'est rien, parce que vous ne savez pas, vous êtes ignorants.
Et ceux qui savent, ceux qui sentent, comprennent comme la vie ne sera plus jamais comme avant....
J'ai lu des phrases.
J'ai lu un livre.
J'ai lu Nathalie Schweighoffer.
J'ai lu J'avais douze ans.
Je voulais écrire des mots.
Je voulais écrire des phrases.
Je voulais écrire un livre.
Moi aussi.
Je voulais écrire à Nathalie Schweighoffer, que j'ai eu 12 ans aussi.
Et puis je suis lâche comme toujour, dénudée et dépourvue de force, de courage.
je m'écris à moi même.
Comme si ça pouvait être utile...
C'est troublant, s'en est même fatiguant.
Tout me fatigue...
C'est lourd et gros, c'est gras c'est sale.
T'as déjà porté ça toi ? sur ton dos ? dans ton ventre ? dans tes yeux ? dans ta tête ?
t'as déjà revu ça ?
t'as déjà senti ça ?
bah oui parce que ça n'a pas qu'un poid ni qu'un visage, ça a une odeur.
ça c'est répugnant.
et toi t'es là, t'as des années en plus, et quelles années...faut déjà les affronter celles là.
c'est dans ta gorge, juste là, je sais je peux la toucher cette boule, je la sens.
Mais bizarement elle ne veut pas sortir.
c'est écrit sur mon front peut être quand je marche dans la rue, peut être qu'ils le sentent, qu'ils me sentent.
Les dégueulasses.
Je sais que si elle montre, la boule, si elle montre le bout de son nez, elle fait vomir.
Elle fait fuir.
Pourquoi t'assome les gens...
Eux qui ne veuillent pas voir, ne pas savoir, ne pas croire.
Evidemment c'est tellement bien de mentir sur ça.
Et puis au final tu mens sur tout.
Tout le temps tu mens.
Et à tout le monde.
Parce qu'ils s'en foutent.
les connards.
Laissez nous hurler en silence, on est bien trop dégueulasses pour que vous puissiez poser votre sale regard sur nous.
Moi aussi je voulais écrire.
Moi aussi je voulais qu'on sache.
Je voulais qu'on me regarde normalement, comme on regarde une enfant normale.
Je voulais qu'on me respecte.
Je voulais pas qu'on me détruise.
Je jongle de sous entendus en métaphores, il est loin le jour où je saurai parlé avec des mots claires et où j'avouerai avoir réelement écrit cet article.
Ce n'est plus vraiment moi.
J'ai même presque envie d'écrire tellement, tellement que ce soit lep lus long et le plus redoutable article, celui qu'on évite car il l'est, long, trop long, bcp trop long.
Je voudrais qu'il dégouline de crasse, qu'il dégueule le pus, qu'il lâche cette haine.
Je voudrais dévorer tout ce qu'il y a autour de moi, je voudrais hurler lâcher cette putin de boule dans ma gorge , vous la dégueuler en pleine gueule, je voudrais qu'elle vous salisse autant qu'il m'a salit.
Je voudrais qu'elle vous fasse tellement mal que plus jamais vous n'oseriez dire à quelqu'un qui baisse les yeux que "ce n'est rien".
Ce n'est rien, parce que vous ne savez pas, vous êtes ignorants.
Et ceux qui savent, ceux qui sentent, comprennent comme la vie ne sera plus jamais comme avant....

